BULLET TIME   MANEX MVFX




John Gaeta Manex

implantée à Alameda (Californie) et composée de 65 artistes, Manex commença a travailler sur le projet dès Novembre 97 avec pour objectif, la réalisation des 415 plans que nécessitait le film. Quand la production se déplaça en Australie, deux compagnies locales supplémentaires furent impliquées dans le projet.

La création du Bullet Time

Les frères arrivent rapidement à l’idée d’intégrer des plans lents dans des scènes d’action : il s’agit de filmer quelqu’un qui se fait tirer dessus lentement, avec des mouvements de caméra réguliers. Ils voulaient pouvoir "jouer" avec le ralenti, de ce fait on pourrait voir un acteur commencer un saut de manière classique, tendre sa jambe au ralenti et finir son coup de pied à vitesse normale, ce genre d'effet avait été vu dans des mangas mais cette fois-ci, il devait être réalisé avec des acteurs réels !

La technique du Bullet Time

L’idée était d’utiliser un chariot. Malheureusement cela ne permetait pas de zoomer et de faire la mise au point correctement. Etant à la recherche d’une équipe pour les effets spéciaux, ils découvrent Gaeta dont l’idée était de se servir de centaines d’appareils photos disposés autour de la scène.
Les objectifs photographient l'action simultanément et la transition entre les diffèrentes images est effectuée par ordinateur ! Cette solution avait déjà fait ses preuves lors du clip des Rolling Stones, "Like a Rolling Stone", c'était Buf Compagnie (qui travaillera plus tard sur des plans de "Revolutions") qui avait inventé cette technique en 1996. Les premiers test ont été effectués autour d'une explosion de poubelle. Les Wachowski ont été convaincus. Le Bullet Time était né.

Ce genre d'effet est devenu très à la mode tant dans la publicité que dans le cinéma. Il a notamment été vu dans Batman & Robin, Lost in Space, Shrek ou dernièrement "Charlie's angels"









Manex VFX







THE MATRIX CODE   ANIMAL LOGIC




Donner vie au code de la matrice

Le code de la matrice a été conçu autour d'un paradoxe : il a été facile de réfléter le code d'un ordinateur assez moderne mais pas assez original pour qu'il paraisse futuriste.

Dans ce but, un alphabet tout entier a été créé. Il est composé d'une combinaison de caractères orientaux et occidentaux incorporant des numéros, des lettres et des symboles. Le concepteur, Simon Whiteley s'est inspiré des bandes dessinées manga, combinant des manuscrits japonnais katakanas sectionnés sur la partie supérieure et combinés avec des chiffres alphanumériques.

Dans le générique du film, ce code s'écoule goutte à goutte en bas de l'écran comme une pluie qui tombe sous un néon. Le format vertical a donné cette impression d'espace que les lettres pouvaient occupées. Lynne Cartwright superviseur SFX s'est inspiré des chutes d'eau ainsi que des gouttes de pluie pour le code dans sa version cascade. Une coloration ultra-verte et phosphorescence a été ajoutée, augmentant ainsi la sensation électronique et plaçant le spectateur, fermement dans le monde de la matrice.

Les autres effets Animal Logic

En plus de la création du code et de toutes ses déclinaisons (trace program, vision du code dans la scène finale), la compagnie australienne s'est chargé des incrustions moniteurs (tous ce que vous pouvez voir sur les écrans durant le film, c'est eux !) et de l'impressionnante destructuration de l'agent Smith.
Au final, ils signent une centaine d'effets visuels que vous pourrez redécouvrir sur leur site officiel qui en passant, vaut vraiment le coup d'oeil ;--)






animallogic.com




COMPOSING   D-FILM



De l'autre côté du mirroir

DFilm est une société australienne basé, tout comme Animal Logic à Sydney.
la spécialité de cette compagnie est le compositing. Elle a donc prit en charge, sous la direction de John Thum, une grande partie des plans necessitant une composition. Parmis ces scènes, la séquence du crash de l'hélicoptère où pour obtenir cet effet saisissant d'explosion dans le background du personnage de Neo, plusieurs couches d'image ont été additionnées. DFilm à pris en charge une autre séquence majeure du film, l'aspiration du mirroir...

Pour cette séquence, dans laquelle Neo voit s'étendre sur son corps un mirroir liquéfié, une animation entièrement virtuelle à été créée à partir du logiciel Houdini. Le déplacement du liquide sur son bras est un mélange de morphing 3D et de 2D tracking. Le modèle 3D du mirroir a lui été crée en NURBS (Non-Uniform Rational B-Splines) Le NURBS est une catégorie d'objets géométriques dont la particularité est de permettre l'éxécution de courbes parfaitement lisses en 3 dimensions. Afin de faciliter l'animation, la main de Keanu Reeves a été entièrement digitalisée et la finalisation de la scène paufinée avec le logiciel de Pixar RenderMan












DESSINS CONCEPTUELS   GEOF DARROW



L' incontournable auteur d' Hard Boiled

Les Wachowski n'aiment pas les storyboard traditionnels, trop simplistes à leur goût pour montrer aux studios la vision qu'ils ont de leur scénario.
C'est aux dessinateurs rencontrés lors de leur passage chez marvel, qu'ils ont demandé de donner vie à leurs matrice.

Parmis eux, il y en a un qui est particulièrement apprécié par les frères pour les détails de ses dessins et la violence graphique que dégagent ses planches. C est Geof darrow. L'auteur de Hard Boiled qui a débuté sous l'aile de Moebius, va concevoir les Sentinelles, les Pods ainsi que les tours qui sont leurs receptacles. Les trois éléments des machines dans le monde réel ! Darrow va également dessiner une partie du storyboard (la séquence de combat dans la station de métro) mais également concevoir une partie des décors et quelques accessoires.





Site non officiel









 Classement I-14
THE MATRIX