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Les Arts
Martiaux |
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Tae Kwon Do |
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Histoire : Le
Tae Kwon Do un art martial récent
Le Taekwondo est de loin
l'art martial le plus connu du Pays du Matin Calme (Coree), aussi
nommé Pays de l’Hermite. Il a été fortement
influencé tant par l’histoire et la culture issue des
steppes mongoles que par l’histoire et la culture chinoise.
La Corée fut le creuset où se mélangèrent
ces deux influences primordiales qui, intégrées et
assimilées, influencèrent à leur tour le Japon.
La Corée possède donc une histoire beaucoup plus ancienne
que celle du Japon puisqu’on l’estime à plus
de quatre mille années.
La Corée a été
sous domination tour à tour des dynasties chinoises et sous
influence japonaise. Les arts martiaux coréens ont été
profondément modifiés par ces influences. Par ailleurs,
les techniques propres à la Corée comme les coups
de pieds du Taekyon ont influencé les Wushu chinois (beaucoup
de styles chinois du Nord utilisent des coups de pieds hauts, à
l'inverse au Sud de la Chine, on travaille rarement au dessus de
la ceinture les coups de pieds) et les Budo japonais.
La dynastie YI doit abandonner
son autonomie et reconnaître l'annexion en 1910. L'occupation
de la Corée va durer jusqu'à la libération
par les armées américaines en 1945. La colonisation
japonaise va se marquer par une violente répression contre
les résistants coréens. Les japonais vont également
multiplier les humiliations envers le pays et ses habitants, obligation
pour les coréens de parler en japonais dans les lieux publics,
à adopter des patronymes japonais. Tous les grands symboles
de la nation coréenne furent endommagés voire détruits.
Les activités liées
à la nation et aux traditions coréennes furent abolies,
les arts martiaux n'échappèrent pas à la règle,
le Taekyon fut interdit et sa pratique disparut quasiment. Le Karaté
fut introduit dans la péninsule (Tang Soo Do, Voie de la
main de Chine, en référence à la dynastie chinoise
Tang) par l'armée d'occupation du Japon. Les jeunes coréens
ayant vécu sous l'occupation japonaise et de la guerre comme
Choi Hong Hi (ce dernier qui a introduit à la libération
de la Corée le Taekwondo dans l'armée coréenne,
a été formé au Shotokan à Tokyo sous
la direction de Funakoshi).
La plupart des maîtres
de l'après guerre ont été formés aux
arts martiaux japonais (Judo, Karaté et Kendo). Après
la guerre, ils ont souhaité promouvoir les anciennes formes
de combat coréens, mais l'influence nippone va laisser une
empreinte.
La Corée devenue
libre après 1945 souhaite revaloriser sa culture, occultée
par l'occupation japonaise. Les arts martiaux refleurissent, diverses
écoles réapparaissent sous de nombreux noms, styles
ou écoles (Kwans)
Chaque école portant une attention particulière à
telle ou telle technique (Coups de pieds fouettés ou lourds,
techniques de bras, Poomses... ). Mais peu à peu se fonde
la certitude pour tous les maîtres quelque soit leur style
que pour populariser ces arts, l'unification doit se faire autour
d'une seule et unique discipline. Il ne restait alors plus qu'à
trouver un nom.
Par référence
au Taekyon, le mot Taekwondo ou La Voie du poing et du pied sera
adopté par l'ensemble des maîtres et des experts pour
qualifier l'ensemble des styles de combat coréen dans les
années 50. Suite à une démonstration devant
le président Syngman RHEE, en pleine guerre de Corée,
le Taekwondo est rendu obligatoire dans l'armée coréenne.
C'est la 1ere décision qui va donner au Taekwondo son élan
mondial.
Le Taekwondo, tel que nous
le connaissons, est un donc un art martial récent (une cinquantaine
d'années) mais il constitue la synthèse de plusieurs
arts martiaux dont certains sont très anciens en Corée
(sous les dynasties Baekjae, Silla et surtout Koguryo).
Technique
L'art martial recherche l'harmonie
entre le corps, l'esprit et la nature.
Le grand usage des coups de pied "sautés" dans
les combats ne délaisse pas pour autant les coups de poings
(frappes de la main), de genou, des coudes, de blocages…
Les nombreuses techniques de pieds permettent aux pratiquants d'exécuter
aisément des enchaînements et des coups de pieds sautés
très spectaculaires.
Pour se perfectionner, le pratiquant dispose d'enchaînements
de combat codifiés contre des personnages imaginaires : poomse
(tao en chinois, quyen en vietnamien et kata en japonais).
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TAE : Pieds

KWON : Poings (ou main)

DO : L'art ou la voie

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Ju Jitsu |
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Histoire : La
Voie de la souplesse
Le Ju-Jitsu
a été élaboré par les Bushi (guerriers),
au Japon, dès l'époque de Kamakura (1185-1333). Cette
discipline a été conçue pour qu'un guerrier
désarmé puisse se défendre face à un
adversaire armé. Plusieurs légendes concernant le
ju-jitsu existent, la plus célèbre est les cerisiers
et le saule.
Le Ju-Jitsu
se développa à partir de techniques anciennes, de
nombreuses écoles (ryu) se créèrent toutes
aussi fermées les unes que les autres. A l'époque
les techniques n'étaient pas encore très élaborées.
L'art du Ju-Jitsu "guerrier" visait principalement à
anéantir l'adversaire. Il utilisait donc des techniques dangereuses
et souvent mortelles.
Le véritable
essor du Ju-Jitsu eut lieu au cours de la période d'Edo (1615-1868),
cette période de paix et de retour à l'ordre obligea
les samouraïs désœuvrés à fréquenter
les dojos. De nombreux samouraïs créèrent leur
propre école.
C'est au
cours de cette période que les techniques s'affinèrent
en associant plusieurs mouvements et contre prises. Les diverses
techniques de cette discipline ne furent codifiées qu'à
l'époque Meiji (1868-1912), après que les Samourais
n'eurent plus le droit de porter le sabre et après l'interdiction
des combats de vendetta entre familles nobles.
Des disciplines
telles que le Judo, le Karaté et l'aïkido sont dérivées
du Ju-Jitsu.
Le Ju-Jitsu
fut peu à peu oublié pour être remplacé
par le Judo de Gigoro Kano seuls quelques maîtres comme Maeda
restent fidèles au Ju-Jitsu qu'ils trouvent plus approprié
aux défis et combats auxquels ils participent. Ce même
Maeda est à l'origine du phénomène "Jiu-Jitsu
brésilien" qui a relancé la popularité
du Ju-Jitsu au début des années 90 suite aux nombreuses
victoires de la famille Gracie héritière de l'enseignement
de Maeda.
Le Ju-Jistu fait sa première apparition en France en 1904
où un certain Guy de Montgrillhard surnommé Ré-Nié
ouvre sa salle, le succès du Ju-Jitsu va grandissant avec
les victoires que remporte celui-ci au cours de ses célèbres
défis. Le défi qui lança la mode du Ju-Jitsu
fut celui où Ré-Nié affronta et vainquit George
Dubois grand boxeur et maître d'arme qui s'était insurgé
contre le Ju-Jitsu et la méthode japonaise.
L'enthousiasme pour le Ju-Jitsu
disparaîtra à la suite de la défaite de Ré-Nié
face à un lutteur russe; des années plus tard le Judo
allait faire ses premiers pas...
Technique
Le JU-JITSU est une méthode
d'éducation physique par excellence mais aussi une école
morale, inspirée par la supériorité et la précision
des méthodes sportives japonaises. Le JU-JITSU combat la
force brutale par les lois de la mécanique rationnelle, opposant
la technique à la force sauvage par sa méthode logique
basée sur le minimum d'effort pour un maximum d'efficacité."
(J.KANO)
Le
Ju-Jitsu est une méthode de combat ancienne déjà
pratiquée par les samouraïs il y bien longtemps, elle
n'a cessé de s'enrichir au cours des siècles et a
donné naissance àdes arts martiaux tels que l'Aikido
et le Judo. D'autres méthodes de combat ne cessent encore
aujourd'hui de s'en inspirer.
Aujourd'hui
c'est une méthode de self défense efficace et accessible
à tous; elle permet au sol comme debout de porter des coups
avec toutes les parties du corps (atemis-waza), de se libérer
d'une saisie en utilisant le minimum de force à l'aide d'une
projection (nage-waza) ou d'une clé ( katame-waza); A un
niveau plus avancé il permet aussi de mettre toutes les chances
de son côté face aux attaques à l'aide d'armes
telles que les couteaux cutters et matraques. C'est aussi un excellent
moyen de s'exprimer dans le domaine du sport en pratiquant avant
tout pour le plaisir .
Composantes
- Les atemis-waza comportent des attaques avec toutes les parties
du corps (pieds, poings, coudes, genoux, paume de la main, tête
etc..), certaines de ces attaques dans le cadre de la self defense
visent des points vitaux.
- Les nage-waza visent à projeter l'adversaire au sol ceci
en utilisant sa force et en accentuant son déséquilibre.
- Les katame-waza comprennent les immobilisations, les clés
(kansetsu-waza) et les étranglements (shime-waza). Contrairement
au Judo, en Ju-Jitsu on peut faire des clés sur toutes les
parties du corps (jambes, chevilles, poignets, cou, bras), les clés
utilisent le principe du bras de levier qui permet de venir à
bout d'un adversaire plus fort que soi.
- Les points essentiels du Ju-Jitsu sont de savoir jauger la force
de l'adversaire et utiliser celle-ci contre lui, d'esquiver plutôt
que de bloquer, savoir attaquer les points faibles; c'est pour celà
qu'il se révèle être une méthode de self
defense très efficace et accéssible à tous.
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Kung Fu |
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Histoire : Un
art ancestral
Il y a environ cinq mille
ans, l’empereur Huang Ti prétend avoir développé
la technique Chiou Ti pour vaincre ses ennemis lors d’une
bataille rangée. Il s’agissait selon certain d’un
entraînement au maniement de l’épée.
A la même époque, fut gravé un affrontement
opposant un homme et une personne coiffée de cornes, ce qui
devait être un rituel plus qu’un entraînement
à l’esquive. Vers 300 av J.C., on trouve des traces
de lutte codifiée prenant le nom de Shang Pu, qui au fur
et à mesure du temps s'affina, cherchant à utiliser
la ruse plutôt que la force brute. Cette lutte chinoise donnera
les bases de ce que l'on appelle aujourd'hui le judo et jui-jutsu.
Entre 190 et 265 après J.C., un médecin du nom de
Hua To mis au point des mouvements destinés à détendre
l’esprit et tonifier le corps. Certes ces mouvements étaient
à but thérapeutique, mais il est intéressant
de noter que ceux-ci étaient basés sur l’observation
de cinq animaux : le tigre, le cerf, l’ours, le singe et la
grue ; dont certains servent aujourd’hui de bases technique
aux pratiquants de Kung Fu.
Les
influences philosophiques chinoises ont un aspect aussi très
important. Deux personnages principaux en sont à l'origine
:
Le premier de ces personnages est Confucius (il y a deux mille cinq
cent ans) dont la philosophie est qu’en se cultivant, le sage
diffuse autour de lui un principe d’ordre qu’il étend
à son entourage et, de personne en personne, se propage à
l’univers entier. Le confucianisme est né. 
Vient ensuite Lao-Tseu qui a fondé le Taoïsme au Vème
siècle avant J.C. et qui cultivait l’humilité
et la vertu. Le tao (la voie) est, selon lui, la manière
d’atteindre le bonheur en suivant l’exemple de la nature.
Il est inutile de s’inquiéter, toutes les réponses
se trouvent autour de nous, il suffit d’observer pour comprendre
en utilisant le non-agir. A cette époque des techniques de
combats existaient déjà. Elles étaient utilisées
par les castes guerrières, mais aucun document ne permet
d'affirmer avec certitudes ce que la tradition orale nous rapporte.
Selon la
légende, le Kerala, région située sur la côte
sud-ouest de l’Inde et protégée par une chaîne
de hautes montagnes, était enfouie sous l’océan.
Elle fut sortie des eaux par une représentation humaine de
Vishnu (divinité suprême assurant l’ordre moral
et cosmique) appelée Parasurama, venue sur terre pour expier
l’extermination de ving-et-une générations de
guerriers Kashastriyas ou selon d’autres dires, la décapitation
de sa mère Renuka. Ce sage guerrier, pour protéger
cette nouvelle terre d’une grande richesse, forma au Kalaripaya
vingt-et-un disciples : les Gurukkal. Le meilleur de ses élèves
nommé Drona hérita des armes de Parasurama et eu pour
devoir d’inculquer cet art martial aux Keralais. Augasthiar
Maharshi, un autre sage guerrier moins connu, descendit des montagnes
du nord pour aller affronter dans le sud, Varuna, Dieu des mers.
Il enseigna le Kalaripayat à dix-huit disciples, eux-mêmes
chargés de transmettre oralement cet art martial. Des traces
de ces légendes existent encore sur des manuscrits en feuilles
de palme que des familles pratiquantes conservent précieusement.
Bien qu’aucun document ne permette de dater précisément
la naissance de cet art martial, on suppose que son apparition a
eu lieu il y a environ 3000 ans. Profondément lié
aux coutumes et religions de l’Inde, le Kalaripayat n’est
pas uniquement un art de combat. C'est une philosophie de vie dont
le but est d'atteindre la pureté du corps et de l’esprit
; lorsqu’elle est atteinte conduit à “l’illumination”,
sorte de sensation de plénitude et d’extase psychique
et physique. Les bases du Kalaripayat sont fondées sur le
Bouddhisme. Le corps et l’esprit ne font qu’un ; si
le corps va mal, l’esprit va mal et inversement. Il faut prendre
conscience de son corps et abandonner l’ego et le désir,
sources de douleurs. Il combine ainsi, l'art du combat, la médecine,
la philosophie et la religion.
Le coté martial utilise donc toutes les techniques connues
dans les arts martiaux actuels. Que ce soit des techniques de coups
de poing, de pied, des formes de mains, des saisies, des projections
ou l’utilisation de nombreuses armes (bâton, épée,
arc, canne, couteau, et autres armes de jet) dont certaines sont
spécifiques au Kalaripayat. Il est la source d’inspiration
de toutes les formes de combats asiatiques. Sa forme est très
acrobatique, utilisant des coups de pieds sautés très
spectaculaires, des esquives et des techniques de projections faisant
appel à toutes les prouesses que peut utiliser un corps bien
préparé. Les Asata Vadivu sont huit techniques de
combat, calquées sur celles d’animaux dont les Maippayats
correspondent aux Tao de Kung Fu, qui sont la base de l’entraînement
du Kalaripayat. Sa maîtrise conduit à la connaissance
des points vitaux et la maîtrise de l’art du combat.
Parmi ces animaux, on retrouve le serpent, le cheval, le paon, le
coq et le tigre.
L’enseignant du village (Gurukkal) formait dans le Kalari
(lieu d'entraînement), les jeunes garçons et les jeunes
filles à cet art. Ils seront nommés plus tard “Guerriers
Naïrs” (serpent naja), destinés à faire
la guerre et à imposer la paix et l’ordre moral. Ils
constituent le code de vie et d’honneur de la noble caste
militaire du Kérala. Ils sont à la fois guerriers,
médecins et sages, reflets humains de leurs divinités.
Dans le royaume du Tamilnâdu, au sud de l’Inde, naquit
Ta Mo, troisième fils du souverain Sughanda. Il y apprit
le Kalaripayat très jeune. Adulte, il décida de renoncer
aux privilèges et partit en moine errant pour travailler
sur son “moi” pour trouver l’illumination. Après
la mort de son maître Prajnarata, il partit en chine, comme
bien d'autres avant lui, répandre le Bouddhisme.
Il rencontra l’empereur Wu In Chin Lung, mais leur désaccord
à propos du Bouddhisme le fit expulser. Il partit alors vers
le nord et s’arrêta en 527 au temple Shaolin (signifiant
Petite forêt) situé dans la province du Hénan.
Il fût construit en 495 par Batuo, un autre moine indien,
aidé par l’empereur Xiaowen de la Dynastie des Wei
du nord, favorable à la propagation du Bouddhisme. Il s’accroche
aux flans du Mont Song, l’une des cinq montagnes sacrées
en chine.
Lorsque Ta Mo (plus connu aujourd'hui sous le nom de Bodhidharma)
arriva à Shaolin, le Bouddhisme rencontra le Taoïsme.
Mais le premier
contact ne fut pas des meilleurs car Ta Mo se retira immédiatement
pour aller méditer neuf ans au fond d’une grotte, non
loin du temple. D’après la légende, durant cette
longue période, Ta Mo eut des moments de relâchements
et un jour il s’endormit. Se réveillant en sursaut,
fou de rage, il se coupa les paupières pour ne plus recommencer.
Quand elles touchèrent le sol, elles se transformèrent
en arbre à thé. Au terme de ces neuf années,
il réussit à atteindre une concentration si forte,
qu’il parvenait à ressentir le monde autour de lui.
Il comprenait et faisait communion avec l’univers. Le courant
Bouddhique “Chan” allait naître (appelé
également "Zen" au Japon). Il retourna ensuite
au temple ou il découvrit des moines affaiblis par des méditations
trop longues. Il décida alors de leur donner des exercices
physiques pour renforcer leurs corps amaigris. Ils apprirent alors
une série de douze mouvements proches du Yoga, à exécuter
chaque jour. Ta Mo pensant qu’une méditation avec les
gestes et une respiration adaptée est cent fois plus bénéfique
qu’une méditation statique. Une fois que les bases
du Kalaripayat furent enseignées, les techniques de plus
en plus martiales donnèrent naissance à la boxe de
shaolin. Mais les conséquences n’allaient pas être
démonstratives immédiatement. Ta Mo, quant à
lui retourna en Inde et mourut en 550.
Le premier
fait de combat eu lieu après 581 lors d’une attaque
du Monastère par des brigands. Un moine qui avait trouvé
asile au temple, se distingua tant son agilité et sa maîtrise
étaient grandes, faisant tournoyer un bâton avec dextérité
et repoussant les assaillants déconcertés par une
telle vigueur. Les moines demandèrent alors à ce personnage
connu sous le nom de Jinna Luo, de partager sa connaissance du combat.
Par la suite l’empereur Taizong, premier de la dynastie des
Tang, put monter sur un trône en 618, grâce à
l’appui des moines guerriers contre son rival. Treize moines
furent par la suite anoblis et des terres données en signe
de remerciement. Un décrets impérial autorisa cinq
cents moines-soldats à pratiquer le Kung Fu. Le temple Shaolin
prit de l’ampleur et les moines ont transmis leurs connaissances
aux paysans pour se protéger des voleurs qui sévissaient
toujours. Des maîtres ayant quitté Shaolin développèrent
leurs propres styles en approfondissant leur savoir et en le complétant.
Dès lors, le Kung Fu s’enrichit de nombreux styles
et de nombreuses armes, nous apportant aujourd’hui la richesse
qu’on lui connaît.
Malgré les attaques
des Mings en 1722 et les guerres du début du siècle,
on peut encore aujourd'hui apprécier cet art martial qui
s'est enrichit au fil des siècles. Pratiquer aujourd'hui
le Kung Fu ne consiste pas seulement à entretenir son corps
ou apprendre à se défendre, mais à sa manière
participe à l'étonnante histoire du Kung Fu. Alors
que nous évoluons dans une société superficielle,
c'est à nous de préserver l'esprit du Kung Fu.
Technique
Le Kung Fu est un
art martial physique et acrobatique. Il nécessite un échauffement
complet. Courir, sauter, rouler, chuter, ramper, porter ses camarades,
faire des pompes, des abdos et des étirements ne sont pas
de trop pour assumer la suite.
Les taos
A l'image des Katas du Karaté, les taos représentent
un combat imaginaire à mains nues, mais aussi avec des armes,
dont la diversité est impressionnante avec par exemple :
le bâton, le nunchaku, le tri-bâton, la hallebarde,
le poids volant, le couteau, la hache, le sabre, l'épée,
le banc, l'éventail, l'épieu...
Les taos servent surtout à acquérir équilibre,
précision, vitesse, force, puissance et endurance. Certains
de ces taos sont basés sur les mouvements d'animaux, en fonctions
desquels, le travail portera plus sur la puissance et la volonté
(le tigre), la vitesse et l'intelligence (le serpent), etc...
C'est une forme éducative, ou l'on acquiert un automatisme
des mouvements d'esquives, de saisies et de frappe, ce qui permet
une introduction au combat et à la self-défense.
Les applications (self-défense)
Une application est une réponse à une agression (saisie,
coup de poing, coup de pied, menace au couteau), utilisant toutes
les solutions possible qu'offre le type d'agression, pour se préserver
au mieux et neutraliser l'agresseur. Elle se déroule en générale
de la manière suivante :
- Une personne vous lance un coup de poing
- Sortez de la trajectoire de l'attaque en parant le coup (le plus
important)
- Frappez l'adversaire (pied, poing, coude ou genou)
- Neutralisez-le par une projection, un étranglement ou une
clé
- Dissuadez l'agresseur de vouloir continuer par une nouvelle frappe
bien placée (côtes, parties génitales, articulations,
yeux, etc..)
L'avantage du Kung Fu est d'utiliser toutes les techniques pour
pouvoir se sortir d'un mauvais pas. Avec entres autres les "China",
techniques de clés très efficaces, et l'attaque des
points vitaux, neutralisant partiellement ou totalement un agresseur.
Mais n'oublions pas que la meilleure des solutions est d'éviter
tout affrontement.
Le combat
L'entraînement au combat est en général préparatoire
aux compétitions, avec des règles précises
(voir "la compétition"). Les exercices sont variés
mais extrêmement importants avec par exemple :
- Travail de l'endurance
- Travail de la garde (parer les coups de poing et les coups de
pied)
- Travail de la distance.
- Exercices d'enchaînements pieds-poings
- Travail de la réactivité (parer et contre-attaquer)

Style du Léopard (Taos)
photo kungfucou.free.fr
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Les taos

Les applications

Le combat
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Savate |
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Histoire Le
Savate : Notre Boxe Française
Aux origines de la Savate,
les méthodes d'attaque et de défense, enseignées
par les maîtres de la savate se composaient de tous les coups
utilisables en combat de rue : percussions de la tête, des
mains, des poings, des avant-bras, des coudes, des genoux, des jambes
et des pieds auxquelles venaient s'ajouter des techniques de saisies,
de clés, de ramassements, de passements de jambes ou d'enfourchements,
complétées d'immobilisations et de projections.
Du fait de leur terrible efficacité, ces formes techniques,
dites "anciennes, particulières ou annexes" sont
interdites par le règlement fédéral actuellement
en vigueur en Boxe Française Savate, bien qu'elles fassent
toujours partie de son patrimoine.
Si la boxe
anglaise apparaît en tant que telle au 14ème siècle,
survivance du Pugilat romain (Pugilatus : combat à coup de
poing), les Français quant à eux auraient conservé
les techniques du Pancrace grec (Pankration : de Pan , tout et Kratos
force) qui combinait la lutte, le pugilat et toutes les techniques
non orthodoxes pouvant aller jusqu'à occasionner la mort.
1970, Les
marins français et génois utilisent une méthode
de combat pendant leurs loisirs, la boxe française savate
s'appelait alors la "savate" ou le "chausson".
Sport de combat utilisant pieds et poings, elle développe
l'équilibre, la souplesse et la maîtrise de soi. A
la portée de tous, la boxe française savate est une
véritable gymnastique du corps et de l'esprit. Alexandre
Dumas, Théophile Gautier, Hemingway, ont pratiqué
la boxe française. Au 19 siècle, la France possédait
deux styles de combat : le Chausson au sud et la Savate au nord.
C'est an 1800 qu'apparaît donc dans le Midi de la France,
une méthode de combat utilisant exclusivement les pieds :
c’est le «chausson» et simultanément, dans
le Nord du pays se développe une méthode similaire
dans laquelle s’ajoutent aux coups de pieds quelques coups
portés avec la main ouverte (les baffes) : c’est la
«savate».
1847 Historique de l'entraînement
:
Un boxeur s'entraîne comme un cheval. Le sujet en train doit
se lever à 06h00 et se coucher à 21h00 ; au sortir
du lit, il prend un oeuf cru, sans défaire le jaune, dans
un demi-verre de Xérès. Puis, il fait une promenade
de 3 kms avant de déjeuner et une pareille après.
Les promenades au pas doivent être entremêlées
de petites échappées de 200 m à toute vitesse
pour amener une suée que l'entraîneur sèche
immédiatement en frottant énergiquement le pugiliste.
Après cette promenade, on doit se livrer à un exercice
modéré, tel que bêcher la terre, rouler une
brouette, sonner des cloches. Pour l'alimentation, les spiritueux,
le lait, les soupes, tous les ragoût et les aliments épicés
les viandes grasses sont rigoureusement interdits.
L'entraîné ne doit point fumer, n'entrer dans les endroits
où l'on fume.
Il ne doit point être marié et l'entraîneur couche
dans sa chambre pour interdire l'accès à toute femme.
Texte tiré
d'un article de Charles de Matharel "le Siècle"
16/08/1847
Technique
La Savate Boxe Française s'inspire
de la méthode de MAITRE CHARLEMONT
La
Savate Boxe Française est un sport de combat utilisant des
mouvements de percussion appelés COUPS qui permettent de
frapper avec les différentes surfaces des pieds et le devant
des poings suivant des règles techniques précises
et qui respectent un principe de base fixe et intangible :
tout mouvement de Savate Boxe Française doit être conçu
pour être à la fois EDUCATIF, ESTHETIQUE et EFFICACE.
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Shorinji Kempo |
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Histoire : L'art du poings
Le
shorinji kempo fut fondé par Shike Doshin So ou Kaiso(le
fondateur) le 25 octobre 1947 sur l 'île de Shikoku dans la
ville que l'on nomme Tadotsu.
Le Shorinji
Kempo est basé sur l'auto-défense, le développement
spirituel et un corps sain . En Juin 1946, Kaiso rentre enfin dans
son Japon natal qu'il avait quitté à l'âge de
17 ans et retrouve un pays où le code moral et la charité
ont été oubliées, où les gens s'entre-déchirent
et la jeunesse se complaît dans des plaisirs immédiats.
C'est en
voyant cela et avec un certain courage que kaiso décide de
reconstruire les fondations de son pays.
C'est sur
la base de cette promesse intérieur, qu'il fonde son Dojo
où il enseigne les principes philosophique de Bouddha. Cependant,
les aspects abstraits de ses théories ne suffisent pas, il
comprend rapidement que l'enseignement philosophique doit être
accompagné par un enseignement technique basé sur
l'Arahan no Ken où il est passé maître durant
sa jeunesse en Chine.
En effet,
celle-ci requiert discipline et un travail à deux primordial
pour un développement physique et intellectuel.En fait, le
Shorinji Kempo venait de naître, synthèse d'un art
martial basé sur des préceptes philosophiques, ayant
pour but d'unir les hommes afin de redonner un sens aux mots courage
et justice. ( vivons moitié pour nous même, moitié
pour les autres ).
Technique
D'une manière générale,
le Shorinji Kempo peut se subdiviser en 3 catégories.
- Le Goho,
ou technique dure, ceci
rassemble toutes les techniques de coups de poings, pieds, percussions,
fauchages etc...
- Le Juho, ou technique douce, ce sont les techniques qui s'éffectuent
sur saisie, telles que les torsions au niveau du poignet, des projections,
des étranglements, des immobilisations etc...
- Le Seiho, ou technique de guerrison et apprentissage philosophique,
ce sont toutes les techniques de remise en forme basées sur
les points vitaux, et la maîtrise de la respiration.
Ces trois grands aspects du Shorinji Kempo ont été
divisés, mais c'est un apprentissage équilibré
de chacun qui amène à l'harmonie du corps et de l'esprit
de plus, ces techniques se font majoritairement à deux et
donc notre partenaire(et non notre adversaire), est la base même
de notre développement, on évolue grâce aux
autres et à nous même, et non sur des victoires éphémères,
ou des combats dont le seul but serait au seul profit personnel.
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Drunken Boxing |
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Histoire : La boxe ivre des huit immortels
Zui Quan
La Boxe ivre
Style de boxe chinoise qui aurait été
créé par Li Bo (poète de la dynastie Tang né
en 701 et mort à Jiangsu en 762). Il se compose d'un ensemble
de mouvements directement inspirés de ceux d'un homme sous
l'emprise de l'alcool. Il constitue, pour l'exécutant, une
véritable performance physique en raison de ses déséquilibres
volontaires, de ses chutes, de ses sauts acrobatiques, de ses ruptures
de rythmes, de ses rapides modifications de directions. Ce style
posséde de nombreux Dao Lu, chacun se basant sur un type
de mouvements en particulier.
Zui Baxian Quan
La Boxe ivre des huit Immortels
L'antiquité
connaissait une forme de danse de l'ivresse Zui Wu (selon le Jinbi
Shilei), dont s'inspire peut-être la boxe de l'homme ivre.
Celle-ci est signalée pour la première fois dans le
Quajing Quanfa Beiyao, un ouvrage rédigé entre les
Ming (1368-1644) et les Qing (1644-1912), dans lequel est transcrit
le chant des huit Immortels (les huit Immortels d'obédience
taoïste sont : Quan Zhongli, Han Xiangzi, Li Tieguai, He Xiangu,
Lu Dongbin, Lan Caihe, Zhang Guolao et Cao Guojio). Il s'agit tout
au long du style de simuler l'ébriété et d'utiliser
la souplesse et la décontraction pour combattre, en mimant
les différentes attitudes qui caractérisent chacun
des huit Immortels.

Les huit Immortels, peinture de Chao Hong
Ban
Ce style comporte
huit Dao Lu (enchaînements) à mains nues, ainsi que
des Dao Lu d'armes : épée (Zui Jian), bâton
(Zui Gun), lance (Zui Mao), sabre (Zui Dao), éventail (Zui
Shan), etc.
Technique
Chaque enchaînement
a une spécificité martiale et un mimétisme
différent selon l'Immortel dont il s'inspire. Tantôt
les mains et les coudes seront les parties du corps les plus utilisées,
tantôt les pieds, tantôt les chutes sont mises en avant,
etc.
La personnalité représentée
de chaque Immortel rend l'exécution des Dao Lu très
théâtrale. Par exemple, on distingue clairement le
handicap de l'Immortel au pied bot (Li Tieguai) : son Dao Lu se
pratique surtout en ne sollicitant qu'une seule jambe, que se soit
en marchant, dans les sauts ou bien au sol. Han Xiangzi fait mine
de jouer de la flûte tout au long de son enchaînement.
Mlle He, la seule et unique Immortelle du groupe, dont la féminité
est clairement exposée dans son Dao Lu, utilise de nombreux
déhanchements, une tenue de main typiquement féminine
imitant un miroir ; elle a les doigts (grâce à ses
ongles) mais aussi les coudes d'une efficacité redoutable.
Malgré leurs différences, toutes ces formes ont en
commun, mis à part leur état d'ivresse bien sûr,
d'être très riche en techniques de Qinna (saisies et
luxations des articulations), en techniques de coudes, de pieds
et de balayages en tous genres. Des mouvements secs, toniques et
rapides avec une totale lucidité et précision alternent
avec des mouvements de décontraction très souples
et simulant l'ivresse.
Les déplacements, les positions en déséquilibre
(Zui Bu ou Zui Tai) et les renversements dorsaux ou latéraux
exigent une préparation physique précise, progressive
et très exigeante.
Pour ce qui est de l'alcool
proprement dit, il est illusoire de croire qu'il faut en boire pour
obtenir une maîtrise parfaite de cet art, comme veulent nous
le faire croire les deux films du réalisateur, Yuen Woo Ping
(Drunken master I et II, The Matrix ;--) ). Jacky Chan y exécute
avec beaucoup de talent la boxe ivre des huit Immortels, film pour
lequel il a reçu l'enseignement de Maître Zhang Ke
Zhi.
Cependant,
il peut arriver qu'un maître de Zui Baxian Quan demande parfois
à son disciple de pratiquer après avoir consommé
de l'alcool pour expérimenter réellement la sensation
de l'ivresse, mais il n'en fait en aucun cas une condition siné
qua non de la pratique.
Une légère ébriété procure une
décontraction physique et un relâchement autant gestuel
que mental. Les mouvements amplifiés par l'ivresse sont exagérés
et dépassent souvent l'intention que le pratiquant voulait
donner. N'oublions pas que l'ivresse doit être simulée
et il est dangereux et irresponsable de croire que la pratique de
ce style tire quelques avantages à consommer de l'alcool
(cela ne peut que nuire à la santé !). Lors de l'exécution
des Dao Lu, on doit seulement avoir ce que les Chinois appellent
le Wei Dao, la saveur de l'ivresse. Ceci fait toute la différence
entre une exécution de la forme purement esthétique
et une exécution parfaite dans laquelle se manifeste la force,
le Gongfu (compris dans son sens littéral de maîtrise).
L'école de la boxe ivre des huit Immortels a perduré
jusqu'à aujourd'hui malgré un développement
resté limité. Les Zui Quan que l'on peut trouver aujourd'hui
en Chine Populaire sont des créations récentes plus
acrobatiques que les pratiques traditionnelles et tournées
exclusivement vers le spectacle délaissant malheureusement
l'art du combat du Zui Baxian Quan. Le plaisir de la pratique y
est différent !
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| Classement
I-8 |
THE MATRIX |
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